Glyphosate

Transparence sur la sécurité et l’utilisation des herbicides à base de glyphosate en Europe

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Qu'est-ce que les études toxicologiques nous révèlent sur le glyphosate ?

Lorsqu’il est ingéré, le glyphosate n'est pas métabolisé mais rapidement éliminé du corps, pour l’essentiel sans changement. Après une administration unique par voie orale, cutanée ou par inhalation, cette substance a montré une faible toxicité aiguë. Le glyphosate produit une irritation des yeux, mais aucune irritation ni sensibilisation de la peau. Des études toxicologiques poussées sur des animaux ont démontré que le glyphosate ne cause ni cancer, ni effets mutagènes, ni anomalies congénitales, ni neurotoxicité, ni problèmes de reproduction 5, 14, 17, 18.

Les lignes directrices réglementaires indiquent que les herbicides et autres substances chimiques doivent être testées sur des lapins ou des rats intacts avant de pouvoir être homologués (© iStockphoto).

Le glyphosate est-il préjudiciable à la reproduction et au développement des animaux et des humains ?

Sur la base d'études menées sur des rats et des lapins, l'UE, l'OMS et l'EPA des États-Unis sont arrivés à la conclusion que le glyphosate n'est pas préjudiciable à la reproduction et au développement des mammifères, y compris des humains. En conformité avec les lignes directrices réglementaires, les tests de toxicité du développement doivent être réalisés sur deux espèces de mammifères (rat et lapin), tandis qu'une étude supplémentaire concernant la reproduction portant sur plusieurs générations est menée sur des rats. La substance testée est normalement administrée par voie orale aux animaux de l'essai, bien que cela puisse être fait par voie cutanée ou par inhalation si des considérations d'exposition spécifiques le justifient.  

Plusieurs séries de ces études standard de développement et de reproduction ont été réalisées à des fins réglementaires et d'autres études ont été publiées dans la littérature scientifique. Alors que des études clé n'ont pas montré de problèmes adverses concernant le développement ou la reproduction, certains allèguent que des effets adverses se sont produits.  De tels effets n'ont toutefois pas été observés de façon constante et/ou étaient survenus en conditions irréalistes qui ne se produiraient pas chez les humains. Il est important de comprendre la validité et la pertinence de ces publications, qui ont elles-mêmes fait l'objet d'examens d'experts par la suite. Ces évaluations des experts ont toutes conclu que les données toxicologiques démontrent collectivement que l'exposition au glyphosate ne pose pas de risque accru de problèmes de reproduction chez l'humain.

Selon les lignes directrices internationales, les cultures cellulaires et les embryons isolés de poulet ne sont pas des modèles de test adéquats pour évaluer les risques des herbicides et autres substances chimiques (© iStockphoto).

Y-a-il une raison pour que les autorités affirment que le glyphosate est préjudiciable à la reproduction et au développement sur la base d'études in vitro ?

Il existe des publications au sujet de recherches conduites in vitro qui ont caractérisé les préparations de désherbants à base de glyphosate comme des produits toxiques entraînant des effets sur le développement.

Une des études in vitro qui a attiré une attention considérable du public a été menée par un groupe de chercheurs de l'Université de Buenos Aires en Argentine. Les chercheurs, Paganelli et ses collègues, ont réalisé trois essais in vitro avec (i) des embryons de grenouilles exposés à une formulation de glyphosate, (ii) ou directement injectés et (iii) des embryons de poulet fertilisés directement exposés à une préparation de glyphosate par un trou percé dans la coquille de l'œuf 12.

La méthode consistant à administrer les substances à tester directement dans les cellules fertilisées, en les mélangeant au milieu de culture ou en les injectant, est considérée comme une voie d'exposition extrêmement artificielle, qui n'est pas conforme aux méthodes normalisées d'essais toxicologiques 13. Les lignes directrices pour les essais de toxicité des produits chimiques prescrivent que la substance à tester doit être administrée aux femelles par voie orale, cutanée ou par inhalation, afin que l'exposition de la descendance reflète la voie d'exposition réelle et dépende de la quantité de substance à tester absorbée qui migre réellement à travers le placenta. D'autres problèmes clés relatifs à cette recherche sont l'absence de témoins à blanc lorsque les embryons de grenouille ont été injectés, ainsi que les doses excessivement élevées et écologiquement irréalistes qui ont été appliquées.

De surcroît, les études in vitro qui font le rapprochement entre le glyphosate et les anomalies de reproduction ou de développement ont souvent testé les désherbants à base de glyphosate tout entiers. Elles ne peuvent donc pas déterminer si les effets observés ont été causés par le glyphosate ou d'autres composés, comme les tensioactifs, qui sont des ingrédients courants contenus dans les herbicides. Les tensioactifs favorisent la pénétration du glyphosate à travers la surface cireuse des feuilles et peuvent également porter atteinte à l'intégrité des membranes cellulaires. L'application directe de ces substances à tester à fortes concentrations sur des modèles de cellules in vitro crée une situation artificielle qui rend difficile, voire impossible, la comparaison de ces résultats avec les études réglementaires in vivo existantes, réalisées dans le cadre de la procédure d'homologation.

 

Références citées

 

Plus d'informations:

Last update: 03 Décembre 2013