Glyphosate

Transparence sur la sécurité et l’utilisation des herbicides à base de glyphosate en Europe

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Applications du glyphosate en postrécolte et en présemis

Lorsque le glyphosate a été commercialisé pour la première fois en 1974, il était alors utilisé après la récolte, en automne, sur les chaumes. Cette technique « en postrécolte et présemis » représente encore un moyen important pour contrôler les mauvaises herbes avant d’implanter une nouvelle culture. Les agriculteurs ont surtout recours à cette stratégie pour les cultures d’hiver, comme celles du blé d’hiver et du colza, qui sont souvent infestées par des adventices annuelles comme le vulpin des champs (Alopecurus myosuroides) et le ray-grass (Lolium sp) qui peuvent être difficiles à contrôler. De plus, des repousses spontanées de la culture précédente peuvent s’établir de façon indésirable dans les cultures d’hiver et entrer en compétition avec elles, réduisant leur rendement.

Puisque beaucoup de mauvaises herbes annuelles fleurissent tôt et que leurs graines germent immédiatement après la récolte, les agriculteurs appliquent généralement le glyphosate en automne, 4 à 6 semaines après la récolte, pour éliminer ces adventices ainsi que les repousses de la culture dans leurs champs. Toutefois, le choix du moment de l’application du glyphosate dépend aussi des conditions climatiques de l’année en question. Si, par exemple, l’été et l’automne sont froids, les graines de beaucoup d’espèces de mauvaises herbes annuelles ne germeront pas immédiatement après la récolte, mais resteront à la surface du sol pendant environ 30 jours avant de commencer à germer. Dans ces conditions, les agriculteurs appliqueront l’herbicide à une date plus tardive pour cibler les mauvaises herbes en pleine pousse.

30 jours après le traitement au glyphosate, le champ est exempt de mauvaises herbes et prêt à recevoir de nouvelles cultures (© Monsanto).

La période allant de la postrécolte au présemis est aussi communément utilisée pour contrôler les mauvaises herbes vivaces qui se maintiennent plus de deux ans, comme le chiendent (Elymus repens) et le sorgho d’Alep (Sorghum halepense). La lutte contre les mauvaises herbes vivaces est particulièrement pertinente dans les pays d’Europe de l’Est, où celles-ci sont encore très courantes en agriculture. Il a été démontré par exemple que le chiendent peut réduire le rendement de la betterave à sucre et de la pomme de terre de plus de 30 %.

Gestion de la période postsemis-prélevée

Un autre mode d’application des herbicides à base de glyphosate consiste à les pulvériser après le semis, mais avant que la nouvelle culture ne lève. Cette pratique du traitement « en postsemis-prélevée » est utilisée lorsqu’il s’agit de contrôler les mauvaises herbes qui peuvent avoir été transplantées ou qui sont issues de levées survenues à l’époque du semis de la culture. Lorsque les conditions leur sont favorables, les adventices ayant résisté au travail du sol préparatoire au semis commencent à pousser rapidement et entrent en compétition avec les nouvelles cultures. Les agriculteurs s’en remettent à cette méthode de désherbage lorsque les conditions météorologiques n’ont pas permis la pulvérisation en présemis par excès de vent ou de pluie. Ce qui est courant au Royaume-Uni dans la culture de la betterave à sucre.

Last update: 03 Décembre 2013