Glyphosate

Transparence sur la sécurité et l’utilisation des herbicides à base de glyphosate en Europe

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Réaction de la Plateforme Glyphosate à la position française sur le glyphosate

La Plateforme Glyphosate France prend acte de la volonté de la France d’interdire le glyphosate au plus tard dans 3 ans. Elle rappelle cependant qu’une telle interdiction mettrait les agriculteurs français dans une situation de concurrence déloyale par rapport à leurs voisins européens. Cette situation serait d’autant plus surprenante que le Président de la République a appelé de ses vœux à une « refondation » de l’Union européenne et à un renforcement de la solidarité entre les Etats membres.  En l’espèce, la contestation par la France d’une décision européenne votée à la majorité qualifiée, envoie hélas le message parfaitement opposé.

La Plateforme glyphosate France considère par ailleurs qu’il est irréaliste de penser que trois années suffiront pour chercher, homologuer et mettre sur le marché des solutions complémentaires ou alternatives. Elle attire l’attention sur le fait qu’il n’existe pas à l’heure actuelle d’alternative satisfaisante au glyphosate. Le désherbage mécanique, le labour et l’allongement des rotations culturales sont moins efficaces, plus chers et plus compliqués à mettre en œuvre partout. L’utilisation d’autres intrants n’apporterait en outre pas de bénéfices environnementaux, sanitaires, organisationnels ou économiques. Elle impliquerait des combinaisons de produits qui ne sont souvent pas homologués pour les usages avant semis.

Le glyphosate permet précisément de limiter le recours trop fréquent au tracteur et de consommer du carburant fortement émetteur de CO2. En effet, les labours répétés qui déstockent le carbone des sols et impliquent l'utilisation de machines lourdes comme les tracteurs ou les charrues, constituent un défi dans la lutte contre le changement climatique. La position française semble donc tout à fait paradoxale alors que cette dernière s’est engagée dans ce combat, à travers par exemple de l’initiative « 4 pour 1000 ».

Au-delà de l’impact sur l’environnement, le retrait du glyphosate aurait également des conséquences économiques lourdes. L’impact économique d’une interdiction du glyphosate a été chiffré à 976 millions d’euros pour les seules activités agricoles par l’Institut Arvalis. De son côté, IPSOS table sur un recul des exportations à hauteur de près de 2 milliards d’euros pour les seules filières céréalières et viticoles.

Enfin, la Plateforme Glyphosate France tient à rappeler que les centaines d’études sanitaires réalisées par les autorités publiques indépendantes au cours des 40 dernières années ont conclu de façon constante que le glyphosate ne pose pas de risque pour la santé humaine, y compris l’ANSES en France.

 

 

Last update: 28 Novembre 2017