Glyphosate

Transparence sur la sécurité et l’utilisation des herbicides à base de glyphosate en Europe

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Ipsos évalue à 2 milliards d'euros le coût du retrait du glyphosate

L’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) du glyphosate est en cours de renouvellement au niveau européen depuis 2012. Malgré les avis positifs émis par l’EFSA (2015), l’ECHA (2017) et plusieurs agences sanitaires nationales dont l’ANSES en 2016, le processus n’est toujours pas achevé et certains acteurs demandent l’interdiction totale de la molécule. Qu’en pensent les utilisateurs ? Pour la première fois, IPSOS leur a donné la parole. Du 9 au 31 mars 2017, l’institut de sondage a interrogé 904 agriculteurs et une dizaine d’experts agricoles, industriels et institutionnels. Deux enseignements majeurs ressortent de cette étude :

1.       Le glyphosate reste un outil indispensable pour les professionnels

Selon l’étude, 2 agriculteurs français sur 3 utilisent du glyphosate. La molécule, qui permet notamment de préparer le sol avant l’implantation d’une culture, est surtout employée en grandes cultures (85% des professionnels) et en viticulture (84%).

Plus de 80% des utilisateurs agricoles estiment que le glyphosate est important pour leur exploitation. La molécule est plébiscitée pour son efficacité, sa capacité à réduire la pénibilité du travail et son faible coût. Le glyphosate est par ailleurs vital pour les exploitations pratiquant l’agriculture de conservation des sols car il garantit le stockage du carbone, n’a pas d’impact sur l’activité biologique du sol et limite les transferts dans l’eau.

2.       Son retrait aurait un impact micro et macro-économique important

Plus de 70% des agriculteurs estiment que le retrait du glyphosate aurait un impact sur l’organisation du travail et la rentabilité de leur exploitation. Concrètement, les coûts de production augmenteraient tandis que les rendements diminueraient significativement :

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Les baisses de rendements et le recul des exportations de céréales et de vins qui en découlerait entraineraient des pertes considérables pour la France : 0,90 milliard d’euros pour la filière viticole et
1,06 milliard d’euros pour la filière céréalières. Ces chiffres sont à mettre en perspective avec le rôle stratégique que joue l’agriculture dans l’économie française (3e excédent commercial de la France).

L’étude met enfin en exergue le souhait de tous les acteurs de voir des solutions alternatives se développer. Il n’existe toutefois pas aujourd’hui de solutions aussi efficaces et adaptées que le glyphosate pour désherber les sols.

 

Télécharger l’infographie présentant les principaux résultats de l’étude

Last update: 24 Mai 2019