Glyphosate

Transparence sur la sécurité et l’utilisation des herbicides à base de glyphosate en Europe

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Le CIRC n’a pas pris en compte une étude démontrant que le glyphosate n’est pas cancérigène

Le 14 juin, Reuters a publié une enquête dévoilant que le Dr. Aaron Blair, président du comité du CIRC en charge de la classification du glyphosate, a délibérément caché les données d’une importante étude, dont les résultats tendaient à montrer que le glyphosate n’est pas cancérigène. Lors d’une déclaration sous serment dans le cadre d’une procédure judiciaire en cours contre Monsanto, le Dr. Blair a avoué que ces données auraient changé l’analyse du CIRC.

La classification du glyphosate comme étant « probablement cancérigène » par le CIRC a pourtant eu un fort impact sur le débat autour de sa réhomologation en Europe. Cette classification a conduit la Commission à demander une nouvelle évaluation des risques à l’ECHA, entrainant un délai de 18 mois dans le processus de réhomologation. De plus, la classification du CIRC a remis en question les évaluations scientifiques réalisées par des agences réglementaires indépendantes partout dans le monde et qui ont toutes conclu que le glyphosate n’est pas cancérigène.

Les déclarations du Dr. Blair laissent aussi planer le doute sur la transparence, la crédibilité et le processus scientifique du CIRC, étant donné qu’elles remettent en question le résultat de son évaluation. En conséquence, les causes de la différence d’évaluation entre le CIRC d’un côté et les résultats publiés par l’ECHA, l’EFSA et les autorités régulatoires nationales de l’autre semblent claires. Les doutes sur les évaluations de l’EFSA et de l’ECHA devraient ainsi être levés. Il n’y a pas d’argument scientifique valable pour justifier un nouveau délai dans le processus de ré-autorisation.

 

Last update: 28 Juin 2017