Glyphosate

Transparence sur la sécurité et l’utilisation des herbicides à base de glyphosate en Europe

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Cinq très bonnes raisons de renouveler l’autorisation du glyphosate

Les Etats membres de l’Union européenne sont appelés à se prononcer sur le renouvellement de l’autorisation du glyphosate le 25 octobre prochain.

Alors que le vote approche à grands pas, les accusations infondées contre cette molécule herbicide pourtant connue et étudiée depuis plus de 40 ans se multiplient, afin d’alimenter des craintes injustifiées et de faire pression sur les décideurs. Dans ce contexte, les membres de la Plateforme Glyphosate France souhaitent rappeler pourquoi le renouvellement de l’autorisation du glyphosate est en réalité parfaitement légitime.  

1. Les centaines d’études sanitaires réalisées par les autorités publiques indépendantes au cours des 40 dernières années ont conclu de façon constante que le glyphosate ne pose pas de risque pour la santé humaine

De façon générale, les études disponibles montrent que le glyphosate :

  • n'est pas cancérogène et n'a pas d'effets mutagènes, c'est-à-dire qu'il n'altère pas l'ADN ;
  • n'a qu'une très faible toxicité aiguë ;
  • n'est pas métabolisé mais rapidement éliminé par le corps lorsqu’il est ingéré ;
  • est peu absorbé par la peau et ne s'accumule pas dans les tissus animaux ;
  • n'est pas préjudiciable à la reproduction ou au développement des animaux testés ;
  • n'interfère pas avec les systèmes endocriniens (hormonaux).

S’agissant plus précisément de la cancérogénicité supposée du glyphosate, les conclusions de l’EFSA (2015) puis de l’ECHA (2017) en Europe, et de l’ANSES (2016) en France, sont formelles. Les trois agences ont estimé que ce désherbant n’est pas cancérogène, mutagène ou reprotoxique. Dans son évaluation, l’EFSA a d’ailleurs pris en compte le rapport du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) classant le glyphosate parmi les « cancérogènes probables », à l’instar de produits de consommation courante comme la viande rouge, le maté, ou même l’eau chaude - le CIRC procédant à une évaluation du danger et non du risque, et ne prenant donc pas l’exposition en compte.

2. Le glyphosate est vital pour l’agriculture de conservation

Que ce soit dans les sols ou dans l’eau, le glyphosate se dégrade rapidement en éléments simples, essentiellement par l’action des micro-organismes. La molécule se transforme en acide aminométhylphosphorique (AMPA), un composé intermédiaire qui est ensuite complètement dégradé et minéralisé en eau, gaz carbonique et ion phosphate, présents à l’état naturel dans l’environnement.

Le glyphosate et l’AMPA ont peu d’impact sur les masses d’eau. Les données de surveillance actuelles, recueillies dans 14 pays européens, n’ont jamais révélé de contamination persistante des eaux par le glyphosate ou l’AMPA. Les concentrations de glyphosate et/ou d’AMPA (sachant qu’il existe d‘innombrables sources d’AMPA autres que le glyphosate, provenant d’additifs détergents par exemple) sont beaucoup trop faibles pour avoir un effet sur la vie aquatique (poissons, algues). Par ailleurs, les procédés de purification courants éliminent facilement le glyphosate et l’AMPA pour la production d’eau du robinet.

A contrario, le glyphosate est vital pour les exploitations pratiquant l’agriculture de conservation et contribue au déploiement du projet 4 pour 1000. Les travaux mécaniques étant réduits au maximum, la consommation de carburant est diminuée de moitié. Les quantités de dioxyde de carbone émises par le retournement du sol et le passage des outils sont également divisées par deux. En outre, ces techniques constituent un moyen efficace de lutte contre l’érosion : du fait du vent et de la pluie, un sol travaillé mécaniquement subit une érosion six fois supérieure à un sol non travaillé.

3. Le glyphosate est un outil indispensable pour la ferme France

Selon une étude IPSOS publiée en septembre 2017, plus de 80% des utilisateurs agricoles estiment que le glyphosate est important pour leur exploitation. De fait, il s’agit du moyen le plus efficace pour désherber. Le glyphosate réduit les coûts de production et le temps requis pour préparer les sols avant l’implantation des cultures. Il garantit des rendements agricoles élevés et donc la rentabilité de l’activité agricole française.

4. Le retrait du glyphosate aurait des conséquences économiques lourdes

Plus de 70% des agriculteurs estiment que le retrait du glyphosate aurait un impact sur l’organisation du travail et la rentabilité de leur exploitation (IPSOS). Un retrait engendrerait en effet une hausse des coûts de production (jusqu’à 18% pour les viticulteurs), une baisse des rendements (13% en viticulture) et, in fine, une baisse de rentabilité.

L’impact économique d’une interdiction du glyphosate a été chiffré à 976 millions d’euros pour les seules activités agricoles par l’Institut Arvalis. De son côté, IPSOS table sur un recul des exportations à hauteur de près de 2 milliards d’euros pour les seules filières céréalières et viticoles.

5. A date, il n’existe pas d’alternative satisfaisante au glyphosate

Le désherbage mécanique, le labour et l’allongement des rotations culturales sont moins efficaces, plus chers et plus compliqués à mettre en œuvre.

L’utilisation d’autres intrants n’apporterait en outre pas de bénéfices environnementaux, sanitaires, organisationnels ou économiques. Elle impliquerait par ailleurs des combinaisons de produits qui ne sont souvent pas homologués pour les usages avant semis.

Last update: 20 Octobre 2017